JOUR 8. LE TEMPLE DE PHILAE.

Petite virée, ce matin, avec le raïs, Salem, le capitaine. Promenade bucolique à travers une zone de maraîchage. Polyculture et irrigation sur cette île qui se trouve à quelques encablures d’Assouan.

J’ai oublié de faire mention de la magie qui s’opère, à bord de la dahhabeya lorsque la voile est établie. Un pur moment de grâce. Le silence qui s’installe. Un matin du monde sur le Nil. Les rives nubiennes semblent n’avoir pas changé depuis Pharaon. La haute Egypte et ses paysages. Les mêmes paysans. Les mêmes animaux. Privilège immense d’être, ici, maintenant.



En début d’après-midi, nous traversons le Nil –sur notre remorqueur préféré- pour rejoindre la rive orientale. Re-traversons le fleuve pour rallier la rive est. Quelques kilomètres de désert pour éviter et contourner Assouan. Des immensités parcourues par une multitude de pylônes électriques. Pour la plupart transportant la THT issue du barrage d’Assouan.

Accès au temple de Philae par un petit motor-boat. Courte traversée du lac-réservoir pour apercevoir le temple consacré à Isis. Inondé lors de la construction du barrage, en 1902, il sera –dans sa totalité- sorti de l’eau en 1980. Magnifique excursion dans le temps avec de très explicites scènes gravées.

En cette fin d’après-midi, le dahhabeya « Papyrus » est déjà sur chemin du retour. Nous allons aval vers Edfou.






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